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... randos en raquettes autour d'Avoriaz...

Publié le par Chry

Une rando très ensoleillée vers les belvédères au-dessus de la vallée de Morzine....

 

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Dans les falaises étaient exploitées des mines d'ardoises de schiste pour recouvrir les toits...

site consacré à l'histoire des lieux  http://locweb.free.fr/metierscarriere.htm

Je copie-colle également ici un article de GABRIELLE SERRAZ publié dans Les Echos

http://www.lesechos.fr/10/08/2007/lesechos.fr/300194308_franck-buet-fait-carriere-en-defendant-l-ardoise-de-morzine.htm

 

 

" Réputées pour leur patine, les ardoises de Morzine célèbrent la beauté d'un paysage que Franck Buet veut conserver en continuant d'exploiter les carrières séculaires. Franck Buet aurait pu n'être qu'un technicien et, avec son BTS de mécanique, trouver un emploi sans problème dans une des centaines d'entreprises de la vallée de l'Arve, toute proche. Mais il a choisi de suivre la voie ouverte par ses aïeux depuis cinq générations et d'exploiter la carrière d'ardoises des « 7 pieds ». Aujourd'hui à trente-sept ans, il ne regrette pas son choix et défend « un métier en or » qui lui permet tout juste de boucler ses fins de mois. Au sortir de Morzine, un panneau indique les ardoisières comme un élément du patrimoine. Plus haut, les immeubles de bois d'Avoriaz dominent la falaise qui abrite les bancs de schistes ardoisiers, vieux de 125 millions d'années.

Dans les années 1700, les habitants de Morzine vivaient chichement. En 1734, la découverte des richesses minières des ardoisières et la qualité de l'ardoise, non gélive, sans oxyde de fer, ni pyrite de fer, allait faire prospérer ce village. C'est l'église Sainte-Marie-Madeleine de Morzine qui fut d'ailleurs le premier édifice à être ainsi couvert, puis quelques maisons bourgeoises alentour encore appelées aujourd'hui les « châteaux ».

Quatre bancs furent mis en oeuvre occupant 70 ouvriers toute l'année, main-d'oeuvre locale augmentant l'hiver, de novembre à avril, jusqu'à 200 personnes, grâce à l'apport des paysans libérés des travaux des champs. On commença à exploiter la falaise, d'abord au nez du rocher puis en galeries horizontales qui suivent le banc. Le travail d'extraction consiste à détacher des blocs du banc de schiste. Ces blocs étaient fendus en plaques acheminées à l'extérieur pour être débitées en ardoises.

Les ardoisières connurent une expansion vers 1830 avec 70 carrières employant 250 personnes. Mais, vers 1930, l'arrivée du tourisme et de nouveaux matériaux de couverture ralentit l'activité. Depuis 1970, il ne reste que 4 carrières en activité et les méthodes d'extraction ont beaucoup évolué. A ses débuts en 1993, Franck Buet découvre un travail de mineur difficile avec l'utilisation d'explosifs, la poussière et le bruit, qui rendaient le travail extrêmement pénible et peu rentable.

« L'explosif créant des fissures dans le banc et le bloc extrait, et il y a pas mal de perte », explique-t-il.

Dans les carrières de marbre italiennes, il découvre une nouvelle technique d'extraction qu'il va adapter : le sciage du schiste ardoisier se fait désormais au câble et au disque diamantés « qui découpent les blocs comme un fil à couper le beurre ». Avec cette méthode, qui lui valut le prix de l'innovation métier en 2000, « il n'y a presque plus de perte et le travail est moins dangereux et plus rapide », explique-t-il. Chaque année, avec son employé, il extrait environ 10.000 mètres carrés d'ardoises.

Si son autorisation d'exploitation vient d'être renouvelée pour trente ans, Franck Buet se trouve aujourd'hui confronté à un problème difficile, puisque le banc de schiste qu'il exploite a disparu et nécessite un investissement de 150.000 euros, soit une année d'exploitation, pour être à nouveau accessible. Pour se donner les moyens de le retrouver, l'ardoisier de Morzine importe et commercialise des ardoises du Brésil, aux caractéristiques proches voire supérieures à celles de Morzine, car plus anciennes (700 millions d'années). Franck Buet n'entend pas renoncer, car il a le sentiment d'oeuvrer pour le patrimoine.

A la différence des ardoises d'Angers, celles de Morzine se patinent avec le temps et deviennent argentées. Le coût plus élevé et la concurrence ont failli détrôner ces dernières. Mais, dans cette vallée touristique à fort pouvoir d'achat, une nouvelle clientèle se tourne vers ce matériau ainsi que les charpentiers, lassés des tuiles carrelages importées d'Italie. Prudent, il a gardé quelques blocs pour la rénovation en attendant de retrouver son précieux filon. Lors des visites qu'il organise, deux fois par semaine, il vante les mérites de « ce matériau si noble », bien plus qu'un simple élément de couverture, à ses yeux. "

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Une rando avec un ciel plus bas et plus blanc le lendemain, en passant par le col de la Joux Verte... ( la joux avec un X, c'est la forêt, dans le patois local ) ...

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